jan 272009

Le droit de grève en France est le droit reconnu et garanti par la constitution à tout salarié de cesser le travail (faire grève) pour manifester un désaccord ou revendiquer des améliorations d’ordre professionnel.

Le droit au travail est la reconnaissance au salarié de pouvoir exercé son « métier » sans contrainte. Ainsi, depuis quelques années, ont constate que par bien des pressions les « employés » des secteurs privés ne peuvent plus vraiment exercer le droit de grève. En effet il y a fort risque que le donneur d’ordre (employeur) par des pressions finisse par convaincre son employé qu’il n’est pas indispensable et qu’il peut être remplacé. Cependant le droit de grève dans le privé est aussi une situation légale :

Le droit de grève est un droit reconnu à tout salarié. Toutefois, pour être licite, une grève doit remplir certaines conditions. La grève doit entraîner une cessation totale du travail des grévistes. Elle peut être de courte durée. La grève doit avoir pour objectif la satisfaction de revendications d’ordre purement professionnel (amélioration des conditions de travail, du salaire, par exemple). La grève doit être collective. Il n’y a pas grève si l’arrêt de travail concerne un seul salarié sauf s’il s’associe à une grève à mot d’ordre nationale. Elle doit être concertée. La grève induit une volonté commune de cesser le travail dans un but professionnel déterminé.

La grève illicite :
La grève perlée qui consiste à ralentir volontairement le travail en diminuant les cadences, la grève du zèle (pour la SNCF, ne plus contrôler les billets), la satisfaction unilatérale de revendications (sortie anticipée), la grève politique, la grève de solidarité qui ne vise pas à soutenir un salarié de l’entreprise ou à s’associer à des revendications communes à un grand nombre de travailleurs.

Conséquences :
La grève suspend le contrat de travail mais ne le rompt pas, sauf en cas de faute lourde.
L’employeur peut retenir sur votre paye la part du salaire correspondant à la durée de la grève.
L’employeur n’a pas le droit, à la suite d’une grève, d’opérer des discriminations en matière de rémunération ou d’avantages sociaux entre grévistes et non-grévistes.
L’employeur doit rémunérer les non-grévistes, sauf s’il peut prouver qu’il a été dans l’impossibilité de leur donner du travail.
En cas d’occupation des locaux, l’employeur peut se faire relever de son obligation de payer les salariés non-grévistes en demandant un jugement d’évacuation aux tribunaux.

Obligation en cas de cessation concertée de travail :
Si vous êtes gréviste, vous êtes tenu de respecter le travail des non-grévistes.
Le délit d’entrave constitue une faute grave susceptible d’entraîner le licenciement.
Les actes de violence, voies de fait et détériorations commis pendant une grève constituent des délits pouvant entraîner des condamnations pénales.
Les syndicats et les grévistes sont responsables des abus commis pendant une grève. L’employeur et les non-grévistes peuvent demander réparation devant les tribunaux.

Ainsi, les personnels du privé peuvent faire grève.

Une grève pour être efficace doit être massive, car fractionnée elle, ne se voit pas mais par contre va énerver les personnes qui la subissent. En France pays latin tout le monde « gueule » pour son salaire et ses conditions de travail, mais arrivé au moment de faire un choix…………….. chacun s’écrase et compte sur l’autre. Pire on critique le gréviste mais on espère bien bénéficier des avantages qui seraient éventuellement acquis par la cessation concertée de travail. Chacun pour soi et tout pour nous mêmes.

Le jour où les « entreprises publics feront des grèves qui ne gênent pas, nous entrerons dans un cycle où l’employeur qu’il soit ETAT ou Privé pourra appliquer ce que bon lui semble. Il faudra alors fermer « sa gueule ».
A titre personnel, je ne suis pas un féru de la grève, mais là il est important parfois de marquer le coup. Imaginez, par exemple que pour le travail le dimanche, cela devait se faire sur la base du volontariat… Un grand magasin vient de sanctionner un des ses employé qui refusait de travailler un dimanche donné. Cet employé à contrario des employés qui courbent sans cesse l’échine, vient de saisir les prud’hommes. Cette situation fragilise le pro-travail du dimanche qui en poussant à la loi vive dans un monde imaginaire où bien sur eux ne travaille pas le dimanche.
Il y a bien d ‘autres exemples pour justifier une grève. Mais c ‘est vrai on ne doit pas sans arrêt appeler à la grève cela devient contre productif.

Aussi je peste (et je suis syndiqué) contre ses grèves larvées, que parfois nous ne comprenons pas nous mêmes. La raison en est simple, en France les salariés son t si peu représentés par des syndicats. Ces derniers du coup doivent sans arrêt montrer leurs muscles non seulement par rapport « aux décideurs » mais aussi par rapport aux autres syndicats. Cette sous- représentation syndicale tient aussi à la nature de notre pays qui devient de plus en plus individualiste. En plus à force de faire croire que chacun à une chance d’aller au sommet, chacun se croit dans l’obligation de concurrencer son collègue. L’émulation est nécessaire mais doit être juste et ne peux être le droit de tout faire.

Ainsi la prochaine grève générale doit permettre de montrer qu’il est temps que l’Etat et les employeurs sortent de leur bulle respective et imagine bien qu’il est difficile de vivre aujourd’hui. Il est quand même scandaleux de savoir que des banques françaises viennent à nouveau de se faire prendre la main dans le sac à spéculer sur des fonds toxiques, alors qu’elles ont de bénéficié d’aides de l’ETAT. Il est rageant de constater que les robinets du crédit sont fermés pour les particuliers, alors que l ‘Etat vient de donner des aides à ces mêmes organismes de crédit. Pire certaines refont leurs marges grâce à ces aides. Ainsi le loyer général de l’argent à baisser, mais il tarde à baisser pour le particulier, et ceci malgré les pressions exercées par Nicolas SARKOSY.

Donc je ferai grève ce Jeudi pour que les hôpitaux aient les moyens de fonctionner, pour que les enfants aient des professeurs en face d’eux, pour que mon épouse qui travaille dans le Privé soit mieux rémunérée. Il est grand temps que les gens d’en bas se réveillent en pensant à la globalité et non pas à eux-mêmes. Ainsi je ne ferai pas grève pour moi-même mais pour mon prochain. Car au rythme où nous allons, nous finirons comme au XIXème siècle au temps où le « patron » décidait de tout sans contrepartie.

Alain


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